
Biebering like a boss.
Seventeen yo, bitches.
Blake Greene.
« - Blake. Blake. Hé, Blake.
- Quoi, encore ?
- Dis. C’est comment d’être amoureuse ?
- Je ne peux pas te l’expliquer Dec.
- Non. Ne fais pas celle qui ne sait pas, celle qui se contre-fiche des questions existentielles des autres. Je te connais, Blake. Et je sais que tu es amoureuse, alors, vas-y. Explique un peu, l’effet que ça fait.
- T’es vraiment lourd Declan. Je ne suis pas amoureuse. M’as-tu vu sourire niaisement ces derniers temps ? Ou simplement sourire alors qu’il n’y avait aucune raison. Je ne souris pas. Je déteste ça. Et pas même l’Amour ne pourra me faire sourire. Je ne suis pas de ce genre de filles qui ressentent un besoin constant d’être avec un mec, Declan. Je ne suis pas de ce genre de filles à avoir ces foutus papillons à la con qui te nouent l’estomac. Tu es niais. C’est toi l’amoureux et, tu me donnerais envie de vomir. C’est laid l’Amour. Ça te tombe dessus, ça ne te prévient pas. Tu n’as rien demandé. Et tu auras beau avoir la plus grosse souffrance au monde, il ne te lâche pas. T’es coincé. C’est vraiment un vice à la con. Je ne fais pas l’ignorante mais, je n’aime pas. Et je me détesterais à aimer un jour, ça me rendrait vraiment laide.
- Pourtant, je te trouve magnifique.
- C’est ce que je disais, je ne suis pas amoureuse. Regarde-toi, t’es laid. T’es amoureux et, entre nous, tu le porte mal.
- Abrutie. Je ne suis pas amoureux non plus.
- Declan ! Pourquoi m’as-tu posé cette foutue question, alors ?
- Je te trouvais rayonnante, plus magnifique que d’habitude alors, je pensais que c’était l’Amour qui te rendait de la sorte. Je me suis juste posé la question. »
Enfoiré. Tu le sais à quel point il te va bien ce sourire, hein ? Cesse de me regarder comme ça, tu sais que je m’y plais à être dans tes yeux. Regarde ça, je suis niaise. Je suis laide, maintenant. Merci Dec.
« - Evite de te poser ce genre de question inutile à l’avenir. »
Avais-je dit d’un ton neutre, presque froid. Il s’y était habitué et, il ne relevait plus. Je l’épuisais avec mon « sale » caractère, disait-il. Je dessinai toujours ce sourire narquois lorsqu’il s’époumonait à me le répéter. Qu’est-ce qu’il était beau cet abruti. Toutefois, j’évitais de m’attarder sur son visage. Cela pouvait parfois me décontenancer, je détestais ça. Alors, il aimait. Vas-y, sourire. Idiot. Tu me fatigues avec ton sourire.
« - Declan ?
- Oui ?
- Arrête de sourire, tu me fais flipper.
-Arrête de mentir, je te ferais bander si tu étais un mec.
- Oui, si j’étais un mec.
- Toi, souris, que je vois si tu me fais bander.
- Dec ! T’es vraiment un porc.
- Monsieur Porc, s’te plaît.
- À ton âge, tu pourrais peut-être songer à dépasser le stade des films d’animations de Walt Disney, non ?
- Je te fais craquer.
- Pardon ?! »
Grillée. J’avalais une gorgée de la Desperados qui se trouvait entre nous deux. Je fermais les yeux, et je buvais. Et merde. Je me suis réellement vendue ? Non, il est bien trop bête pour avoir senti un soupçon d’effervescence dans ma réponse. Mais si, mais si. Declan est un gland.
« - Zen, chérie. Je te taquinais.
- Tu devrais penser à abandonner tes projets de carrière comique.
- Tu recommences.
- Quoi, encore ?
- Tu changes de sujet, tu fais celle qui se balance de tout. Merde, Blake, t’as des sentiments toi aussi.
- Ne recommence pas, Declan. Tu me saoules. On est bien là, autour d’une bonne Despe et tu viens m’emmerder avec ton Amour. »
Je l’ai vexé ? Tant pis. Il est vraiment casse-pied avec son foutu Amour. Je m’en balance, ouais, je fais pas semblant. Ça me ferait trop mal de l’admettre.
« - Tu gâches tout. Merci Dec.
- C’est toi qui gâche tout, Blake.
- Moi ? Ce n’est pas moi qui te rabâches toujours le même sujet depuis une demie heure bien que je me sois faite comprendre sur le fait que l’Amour, ce n’est pas pour moi. Tu sais quoi ? Va te faire voir, Declan. Tu m’agaces. »
Je me levais en attrapant violemment la bouteille qui était à terre.
« - Attend.
- Qu’est-ce qu’il y a ?
- La bouteille. »
Je la regardais et la lui balançais aux pieds.
« Tiens. Crétin. »
© Tous droits réservés, Anaïs.







